Du Rapport Brundtland aux besoins actuels

 

Le développement durable a été défini par le rapport Brundtland en 1987, comme « un développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » Lors du Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro en 1992, le développement durable est décrit de manière plus analytique avec ses trois piliers essentiels : le social, l’économique et l’environnemental. Spécifiquement, les enjeux de la ville durable ont été mis en avant en 1994 dans la Charte d’Aalborg, lors de la 1ère conférence européenne des villes durables tenue au Danemark. Plus récemment, les villes ont été au cœur des débats de la COP 21 en 2015 et l’accord de Paris fonde les objectifs des pays signataires sur des projets nationaux, souvent territorialisés et à forte dimension urbaine.

Aujourd’hui, le besoin est largement partagé de rendre les villes plus durables, c’est-à-dire respectueuses de l’environnement, socialement et économiquement inclusives, développant plus la participation et la responsabilisation citoyenne, mais aussi sobres quant à leur impact sur les ressources et résilientes dans les chocs et les crises. Ainsi, les acteurs de la ville, publics et privés, recherchent pour la ville durable un mode de développement et une qualité plus justes, à travers des projets cohérents et transversaux, au service d’objectifs réalistes et concrets prenant en compte la spécificité des contextes, des territoires et des acteurs. La ville durable est confrontée à un paradoxe : d’une part, l’urgence du changement et de la transition urbaine, et d’autre part la durée nécessaire à sa mise en œuvre, compte tenu des évolutions des outils et usages qu’elle appelle. Elle doit trouver sa voie dans le 21ème siècle avec un cadre institutionnel complexe et daté et des pratiques bouleversées par les innovations technologiques, aussi structurantes qu’incertaines quant à leur portée réelle.

Ce paysage urbain en mutation a amImage1ené tous les acteurs et parties prenantes de la ville en France, issus de secteurs diversifiés, à concevoir ensemble un cadre commun : l’Institut pour la Ville Durable (I.V.D.).

Il doit être pour chacun un lieu pertinent d’échange, de co-construction, de partage de ressources, de mise en commun, de diffusion de savoir-faire et de rayonnement.